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Parallel to the development of Internet, “tool” and platform that opens our eyes, our knowledge, communication and therefore virtually our “borders”, another tool is felt, control and closure of the boundaries between countries and between people.

At one point in history where we seem to travel as never before in the West, we are more aware than ever that we are very privileged. Cheap flight-prices and the development of infrastructure in most countries offer us, who have the right passport, the potential to travel often and a lot.

But the inequality of borders and people is huge and very visible.

Borders within Europe open with the Schengen area, but closes as much as it can on its outer limits. The European migration policy has hardened the last 15 years, as everywhere in the world and the subject of the border is discussed everywhere. The concept of borders has always existed but today there is a contradiction between the desire for openness and between fear and lack of solutions that creates a different reality. For some: almost total freedom of circulation and to others: an enormous restriction.

While the privilege of the “open world” is reserved for only part of the inhabitants of Earth, the Internet and cellphones becomes accessible by a growing population, even in the most remote countries and regions.

People, who live in poor and closed countries, use the Internet maybe as much as western people. Moreover, refugees and asylum seekers who succeeded to come to Europe, use Internet a lot because it is their only means of communication with family and friends of their country of origin, and it is also a central tool in their orientation of what is happening in the world and in the country where they find themselves at a specific moment. Their borders “open” the laps of time they find themselves in the cybercafé or on their phone.

Internet has no “borders”. It is “an free and international place to people who are excluded.”

An article on an Iraqi asylum seeker in Denmark says: “Salam is forced into idleness. His daily life: watching the world live through the Web or on television. “

It is this use of the Net which I see as a strength. Free communication and information. I am aware, though, of the “bad” use of Internet also can lead to.. not to speak about certain countries that censure Internet.. but this is not my focus and interest.

It is the meeting between closed geographical borders and Internet that is supposed to be open, it is this opposition that I find beautiful, and a third place where poetry can emerge.

Furthermore, the Internet has become a working tool, to spread and to display and to assemble. Artists, politicians, activists, journalists, theorists, philosophers working around the question of borders and migration write, inform and create between each other on the Internet. It is a tool, a platform, an archive and place of communication and creation of significant interest to this subject.

In this blog, I have sought to bring together projects, artistic or not, dealing with new media, migration and borders, which I found in my research some years ago.

These are projects, writings, blogs, websites, artworks, political and subversive statements.

Some projects cross other boundaries than the geographical ones, eg. boundaries that create the laws. Some projects may allude to what is “allowed”. (as deportair)

Similarly, the border and distance don’t need to be geographical. The limits may be more or less thick, eg. the prison walls or walls of the detention center. Inside, people want to communicate, as well as outside. This is feasible thanks to new technologies like the Internet and telephone. (as Mohamed Bourouissa) Some projects necessarily speak about what new technology can enable and make possible, f.ex being a tool to help us cross the thresholds. (as borderxing)

The idea of my blog was to assemble “all” projects turning around borders and the Net, but the blog is unfortunately not up to date and I which that others can add to this database to create a real living place to unite and to share people and projects.

Anne Sophie Bosc, 2011

À un moment de l´histoire où les frontières ont l´air d´être franchissables comme jamais auparavant, en Occident, nous sommes plus conscients que jamais aussi que nous en sommes les privilégiés en termes de déplacement et de communication libres. Les prix abordables du voyage et le développement des infrastructures dans la plupart des pays nous offrent la possibilité de nous déplacer et ce de manière rapide. Mais l´inégalité des frontières grandit. Les frontières à l´intérieur de l´Europe s´ouvrent plus ou moins avec l´espace Schengen, mais se durcissent par contre à ses limites. La politique européenne de migration s´est endurcie les dernières dix années, comme partout dans le monde et le sujet de la frontière s´est modifié ces derniers temps. La notion de frontière a toujours existé mais il y a aujourd´hui une contradiction entre la volonté d´ouverture et entre la peur et le manque de solutions qui engendre une autre réalité. Pour certains: la liberté quasi-totale de circulation et pour d´autres: une plus grande restriction.

Pendant que ce privilège du “monde ouvert” n´est réservé qu´à une partie des habitants de la Terre, Internet devient accessible par un nombre croissant de la population, même dans les pays et les régions les plus retirés.

De meme les réfugiés et demandeurs d´asyle en Occident pour qui je m´interesse et pour qui les frontières sont quasiment closes, sont de très grands internautes. Malgré leur confrontation au problème des frontières tous les jours, utilisent pour la plupart énormément Internet car c´est leur seul moyen de communication avec leur famille et amis de leur pays d´origine, et c´est aussi un outil central dans leur orientation de ce qu´il se passe dans le monde. Internet leur permet, en quelque sorte à une ouverture des frontiers. Les frontières leurs sont ouvertes grâce au simple accès à un cybercafé. C´est “un espace libre et international à des gens qui sont exclus”.

Comme le dit un article sur un demandeur d´asile irakien au Danemark: “Salam est contraint à l’oisiveté”, dû à son hébergement dans un centre de retention semi-ouvert: Cependant, “Son quotidien : regarder le monde vivre à travers ou le web ou le petit écran.” Le web lui permet une ouverture et une possibilité d´action.

C´est cette utilisation du Net qu´en font des gens qui sont confrontés à un monde clos pour eux, que je vois comme une force. Des gens qui sont tenus à distance des pays qui les attirent mais qui se tiennent cependant au courant de tout ce qui se passe sur le globe et qui communiquent aussi librement que possible.

Une rencontre entre des frontières géographiques fermées et Internet qui est censée être ouverte, une opposition que je trouve belle; un 3e lieu où peut se créer de la poésie.

En parallèle à mon interêt pour cette rencontre, ce qui m´interesse est Internet comme outil de travail, de diffusion et de vitrine. Les artistes, politiciens, activistes, théoriciens, philosophes tournant autour de la question des frontières et de la migration écrivent, informent et créent entre autre sur Internet. C´est un outil, une plateforme, une archive et lieu de communication et de création fort intéressant pour ce sujet.

Internet devient une procedure pour subverser une manière assez définie d´utilisation qui nous ammènerait à faire les memes gestes et le memes actions avec le Net.

Dans cette étude, je cherche à rassembler des projets, artistiques ou non, traitant des nouveaux médias et de la migration, que j´ai trouvés au cours de cette dernière année. Ce sont des projets qui créent des rencontres poétiques, politiques ou subversives entre le Net et les frontières.

En franchissant les limites géographiques, les projets franchissent souvent d´autres limites; par ex. les frontières que créent les lois. Quelques projets peuvent faire allusion à ce qui est “permis”.

De même, la frontière et l´éloignement n´ont pas besoin d´être géographiques. Les limites peuvent être plus ou moins épaisses, comme par ex. les murs de la prison ou les murs du centre de rétention. À l´intérieur, les gens veulent communiquer, comme à l´extérieur. Ceci est faisable grâce aux nouvelles technologies comme le Net et le téléphone. Certains projets parlent nécessairement du fait de passer  ou de dépasser des seuils grâce à ces nouveaux outil de communication. Ce que permettent les nouvelles technologies devient alors automatiquement une donne importante de mon étude.

La base de mon étude a été de rassembler les projets et des textes autour de ce sujet “ Net et frontières”. J´envoie ensuite le texte présent, expliquant mon idée principale, ainsi que la présentation des projets et textes à des experts, philosophes, artistes, anthropologues, scientifiques, activistes. Je leur demande de bien vouloir réfléchir sur un ou plusieurs projets ou textes de leur choix et d´y lier un commentaire ou un lien. Le projet se développera donc à la manière du Net: un assemblage et un lieu de partage. Ce sera un projet, au final, très collectif qui aboutira idéalement à une petite publication.

2011

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